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Press Review: Investir dans une oeuvre d'art avec Artfinding, dans Monaco Hebdo

Press Review: Investir dans une oeuvre d'art avec Artfinding, dans Monaco Hebdo

Investir dans une oeuvre d’art peut permettre de diversifier ses placements financiers. Mais, comme en Bourse, la sélection est de rigueur. Explications de Guillaume Champavere, gérant et fondateur d’Artfinding.
Propos recueillis par Laurence Carré.

 

Monaco Hebdo : Les oeuvres d’art sont-elles une valeur refuge en période de crise financière ?

Guillaume Champavere : Tout dépend du type d’oeuvre d’art. Le marché de l’Art est composé d’une soixantaine de spécialités qui réagissent chacune de manière différente face à la crise. Qui plus est, au sein de chaque spécialité, il est important de distinguer les tendances générales et les oeuvres dites « d’exception » qui, elles, ne seront jamais chahutées par la crise. Au pire, leur valeur se stabilisera, au mieux elle ne fera que monter. Donc, seules les oeuvres d’art d’exception peuvent faire office de valeur refuge en période d’incertitudes financières. Ce segment se porte d’ailleurs très bien actuellement.

 

M.H. : Le ticket d’entrée doit donc être élevé pour espérer investir sur une valeur refuge ?

G.C. : L’investissement de départ dépend bien sûr de la cote de la spécialité sélectionnée et du budget que l’acquéreur souhaite consacrer à un tel placement. A titre indicatif, Artfinding référence actuellement près de 3 900 oeuvres d’exception avec un prix moyen unitaire de 80 000 euros. L’objectif d’Artfinding est également de faire acquérir une oeuvre d’art à un prix inférieur, commission comprise, à celui que l’acquéreur aurait négocié seul. Avec qui plus est, l’assurance d’avoir acheté auprès d’un intermédiaire de confiance.

 

M.H. : Quelles doivent être les motivations pour acquérir une oeuvre d’art ?

G.C. : La raison numéro un doit être d’ordre affectif car il faut avant tout acquérir une oeuvre qui vous plaise. Alors l’oeuvre d’art vous procure un double avantage : avoir placé son argent et jouir au quotidien de ce placement. Il peut également y avoir des raisons sociales et culturelles. Acquérir une oeuvre d’art est une forme de reconnaissance sociale. C’est également le moyen d’acquérir une partie du patrimoine culturel de son pays d’origine. La motivation peut également être financière, en permettant de diversifier ses placements, notamment en période d’incertitudes. Enfin, la motivation peut être fiscale puisque les oeuvres d’art bénéficient d’un régime spécifique et attractif en France, avec notamment le non assujettissement à l’ISF. Mais ces avantages fiscaux ne doivent jamais être la principale motivation d’une acquisition, au risque de faire un mauvais investissement. Il est par ailleurs important d’être bien conseillé car il vaut mieux toujours acheter le chef d’oeuvre d’un inconnu que la croute d’un maître. Le premier pourra toujours s’apprécier avec le temps tandis que le second ne prendra jamais de valeur.

 

M.H. : Quelles sont les spécialités les plus cotées actuellement ?

G.C. : Selon les derniers sondages réalisés par le « Art Market Poll Center », outil développé par Artfinding pour estimer les intentions d’achat par spécialités à l’échelle mondiale, la demande se concentre actuellement sur l’art contemporain, notamment européen et américain. Mais attention, c’est une spécialité très spéculative dans laquelle il est impossible d’évaluer la valeur potentielle d’une oeuvre à moyen terme. Les achats se font donc très souvent sur un coup de coeur ou pour satisfaire un besoin de reconnaissance sociale. A l’inverse, des spécialités comme la philatélie, le numismatique, les icônes ou encore l’Art primitif sont moins recherchées. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille les ignorer. Ces spécialités sont actuellement sous-évaluées et représentent un placement sûr dans le temps avec bien souvent un ticket d’entrée très raisonnable pour le segment haut de gamme.

 

M.H. : Quelles spécialités prennent actuellement de la valeur ?

G.C. : Les arts anciens asiatiques sont une valeur montante. L’envolée des prix de cette spécialité s’explique par la nouvelle puissance économique que représente la Chine. Traditionnellement, un pays en développement économique s’intéresse tout d’abord à l’art contemporain national, ce qui a été le cas de la Chine il y a une dizaine d’années avec une très forte hausse des cotes. Puis, un tel pays s’intéresse à l’art contemporain étranger pour ensuite, une fois sa puissance économique établie, se concentrer sur son patrimoine historique national. Les Chinois rachètent donc actuellement les céramiques et émaux réalisés entre les dynasties Zhou et Qing et détenus en grande majorité par des collectionneurs en Europe et aux Etats-Unis. L’étape ultime pour une puissance économique est de s’intéresser aux oeuvres archéologiques internationales.

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